Catherine a testé la Bernina B335 V2
Durant 3 semaines, le magasin Stecker de Bertrix m’a donné l’occasion de tester la machine à coudre Bernina B335.
J’avais déjà bien réfléchi à mes projets : le pantalon Suzanne de JoliLab et le pantalon Genêt de Deer&Doe.
Deux patrons que je connais sur le bout des doigts et qui me permettent de pouvoir me focaliser sur la machine. Grâce à ces deux projets, j’ai pu tester : la couture de boutonnière, la pose d'un zip, la couture d'épaisseur, la régularité de la couture (tissu avec raccord) et l'agréabilité de la machine
Je vous embarque avec moi dans la couture du pantalon Suzanne de la marque JoliLab !
Prise en main
Après avoir découpé mon joli tissu tartan en faisant bien attention aux raccords (bonjour le cerveau en ébullition), j’ai posé les poches arrières. Je les ai coupées dans le biais afin qu’elles ressortent bien.
Ces poches sont plaquées, il n’est donc pas toujours évident d’obtenir exactement les deux mêmes poches (ce qui m’a déjà rendue folle sur mes précédents Suzanne).
Atout de la Bernina sur ce point : la genouillère, qui permet de lever le pied de biche avec son genou et donc de garder les mains sur l’ouvrage. Ça m’a garanti stabilité et pose impeccable !
La précision lors de la couture des côtés m’a permis d’avoir des raccords parfaits ! Le point aller-retour est très discret et les fils ne se sont jamais emmêlés. Petit point qui a toute son importance lors de longues coutures : la machine est plutôt silencieuse.
J’ai pu coudre et regarder des films de Noël sans devoir revenir mille fois en arrière pour comprendre le scénario très recherché (on ne juge pas).
Ensuite, place à la braguette : ici la précision et la couture d’épaisseur vont être mises à rude épreuve, mais la Bernina, avec son pied pour zip, passe l’épreuve haut la main. Le plateau de travail permet de bien déposer l’ouvrage et d’avoir une vue claire sur ce qui est cousu.
Puis couture de la ceinture : ici, ce sont les épaisseurs qui vont venir tester la machine, mais comme le reste, cela se déroule sans accrocs.
Étape suivante : la boutonnière. Celle qu’on redoute tou·te·s, car elle peut vraiment faire rater tout un projet et voir des heures de travail partir en fumée. J’avoue qu’en observant le pied, j’ai un peu pris peur : il me semblait tellement futuriste.
Mais après avoir cherché les explications dans le livret et suivi la vidéo de démo, cela a été chose facile ! Et quel résultat ! J’avoue en avoir profité pour coudre les boutonnières d’un chemisier et elles sont juste parfaitement identiques !
Et finalement, les ourlets, qui sont aussi réguliers sur l’avant que sur l’arrière. J’ai légèrement agrandi le point droit afin que cela soit plus esthétique. Ce réglage est très simple et se fait directement sur l’avant de la machine.
Et voici le résultat final ! Un pantalon qui tombe parfaitement, aux jolis raccords et aux coutures nettes et précises. Je l’adore et il ne va plus me quitter.
Les atouts
À mes yeux, les atouts de cette machine ont été la boutonnière automatique, le point aller-retour qui est très discret, l’enfilage automatique, le fait que la machine soit plutôt silencieuse, et la genouillère (qui est un accessoire à acheter en plus, pour une trentaine d’euros).
Il m’a néanmoins manqué l’option coupe-fil que j’utilise habituellement sur ma machine à coudre. Mais ceci est vraiment une question d’habitude, car une fois mes ciseaux de précision sous la main, le tour était joué.
En conclusion, cette machine offre une expérience couturesque très agréable.
La prise en main est facile, car la plupart des explications se trouvent dans les programmes de la machine.
Le tableau de bord est très intuitif et rempli de conseils, dont l’association tissu–aiguille que j’ai fortement appréciée.
De plus, la Bernina B335 prend très peu de place, argument de taille si votre atelier est nomade.
Une chose est sûre : je vous la recommande chaleureusement.
Merci à Catherine de @cath_the_sewist
